Pourtant, le choix de cet emplacement ne devait rien au hasard. Il tenait compte de nombreux facteurs :
Le but de l'expérience n'était pas de réaliser des performances de production de KiloWatts, mais de vérifier les connaissances sur un engin pré-industriel, ce qui n'avait jamais été réalisé en France à cette dimension.
Il fallait aussi vérifier le comportement des matériaux et, surtout, cette machine d'une puissance proche du mégawatt n'était, dans l'esprit de ses concepteurs, qu'une étape intermédiaire vers un projet plus important (2 mégawatts) prévu pour être installé dans une région beaucoup plus venteuse où on envisageait de produire 5 millions de kW/h/an.
L'une de étapes à franchir était de concevoir des machines à hélices rapides associées à des alternateurs lents pour supprimer au moins un train d'engrenage et en améliorer le rendement.
L'installation de Nogent-le-Roi, très compliquée, n'était pas envisageable au stade industriel car elle nécessitait une importante et coûteuse maintenance.
La région du Thymerais était intéressante car le terrain était plat à perte de vue, sans obstacle majeur, de sorte que le vent s'il n'était pas très puissant, était de bonne qualité aérodynamique.
Nogent-le-Roi était à une distance raisonnable de Paris, c'est à dire du BEST et de la Direction des Etudes et Recherches d'EDF.
L'emplacement choisi permettait facilement le raccordement électrique de la station de recherches à la sous-station SNCF de Maintenon.
Enfin, Nogent-le-Roi offrait - et offre toujours - un certain nombre d'industries qui furent mises à contribution. De même la ville avait les capacités hôtelières et de restauration nécessaires à l'accueil des ingénieurs et des techniciens, nombreux durant la phase de contruction et de mise au point de l'éolienne.