1950-1955 : prototypes

 

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Dès la fin des années quarante, Lucien Romani s'était rapproché de l'Institut Aérotechnique (IAT) de Saint-Cyr l'Ecole (Yvelines) où mon père travaillait (vue aérienne des lieux aujourd'hui).

IAT
Vue générale de l'Institut AéroTechnique de Saint-Cyr l'Ecole vers 1910.

IAT
Vue aérienne de l'IAT entre les deux guerres.

 

Cette petite station de recherche sur l'énergie du vent avait deux objets :

  • Tester des aérogénérateurs.
  • Mettre au point de moyens de mesure des performance du futur aérogénérateur de Nogent-le-Roi ce qui supposait des recherches sur la structure de l'air en mouvement.

Plusieurs modéles de petites éoliennes y furent testées sur des pylônes métalliques. Le dernier exemplaire fut l'aérogénérateur BEST-Romani de 10 KVA.

On n'y testait pas que des éoliennes :

  • l'anémomètre CDC - Ailleret trônait en haut du plus haut des trois pylônes témoignant ainsi de l'intérêt que le Polytechnicien Pierre Ailleret portait à l'étude des vents bien avant de prendre la Direction des Etudes et Recherches d'Electricité de France (il existe une salle Pierre Ailleret à EDF R&D à Clamart).
  • l'anémomètre Romani dont le capteur était un cylindre vertival strié lié mécaniquement à une balance équipé de jauges de contrainte introduites dans un circuit électrique de type "pont de Wheatstone".
  • des anémomètres à coupelle bon marché comptabilisant le nombre de tours du système papillon. Ces anémomètres furent distribués à des volontaires complaisants : instituteurs, secrétaires de mairie, etc... qui acceptaient de consacrer une partie de leur temps pour effectuer les relevés (la plupart, étaient déjà équipés de mini-stations météo et tranmettaient leurs mesures à l'Office National Météorologique à Trappes).

La station de recherche servit également à la mise au point de jauges de mesure couplées à des enregistreurs utilisant la méthode de Poggendorff (mesure par opposition).

Ces appareils nécessitaient des contrôles, des mises au point ou des étalonnages soit dans l'enceinte de la station elle-même soit dans la soufflerie de l'Institut Aérotechnique voisin.

Le premier janvier 1955 mon père était recruté par le BEST et ses premières missions furent la surveillance de cet aérogénérateur et des appareils de mesure dont il effectuait les relevés quotidiens.

Des modèles dérivés de l'aérogénérateur expérimental BEST-Romani (10 KVA) furent produits par la société Aérowatt et équipèrent le Service des Phares et Balises ainsi que les stations météo de Paul-Emile Victor en Terre-Adélie. Il existe un doute sur les liens entre le BEST et Aérowatt. Selon André Argand, Chef de la Division Energie du Vent à la Direction des Etudes et Recherches d'EDF, Aérowatt aurait été une filiale du Commissariat à l'Energie Atomique et le BEST y aurait eu une participation. Cette affirmation n'a cependendant pas pu être recoupée. Le fait est que, lorsque des éoliennes d'Aérowatt connaissaient des problèmes techniques, se sont souvent les ingénieurs et techniciens du BEST qui intervenaient (phare des Septs Iles, au large de Ploumanac'h, notamment).

La société Aérowatt a été rachetée par la Société Vergnet SA de Marc Vergnet qui fabrique et commercialise encore des éoliennes sous cette marque.

 
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Vue générale de la station et de ses trois pylônes.
A droite un bâtiment de l'Institut Aérotechnique de Saint-Cyr.

Devant l'aérogénérateur (pylône du milieu), deux petits batiments dont l'un abritait le local de recherche du BEST.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, parmi ces deux bâtiments, celui de gauche abritait le logement de fonction de mon père.
Il y vivait avec ses parents. Le logement fut détruit lors d'un bombardement allié à l'été 1944 sans faire de victime, ma famille s'étant mise à l'abri dès le début de l'alerte. On distingue également, au centre, le potager et les arbres fruitiers plantés par Pierre Jean Cavey juste après la guerre. Mon père y élevait également des ruches pour son propre compte et celui d'un médecin de Saint-Cyr : le Docteur Robert Mouton qui m'a fait naître.

 
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Au premier plan le dôme du manège d'essai de l'Institut Aérotechnique de Saint-Cyr l'Ecole.
A gauche un pylône de mesures anémométriques du BEST. On distingue sur le poteau du milieu (en haut) un anémomètre Ailleret.
A l'arrière plan l'aérogénérateur expérimental de 10 KVA.

 

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L'aérogénérateur 10 KVA vu de plus près.
L'homme qui se tient juste derrière le pivot donne une idée de la taille de cette éolienne.
La photo est prise depuis le pylône le plus haut, (à mi-hauteur).

 
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Vue de l'aérogénérateur prise du sommet du pylône de mesures anémométriques. L'employé est a coté de la machine.
En contrebas on remarque les jardins ouvriers.
Photographies prises au début de l'année 1956.

 
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L'anémomètre CDC - Ailleret.
Sa caractéristique est mesurer de l'énergie éolienne théorique par mètre carré (jauge d'énergie éolienne).
Son inventeur deviendra Directeur des Etudes et Recherches d'EDF. Son rôle dans la réalisation de l'éolienne de Nogent-le-Roi sera déterminant.
 
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Aérogénérateur CIAMO du phare des Sept Iles. Diamètre 5,73 mètres. Puissance nominale : 5 kW.
 
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Jauge d'énergie éolienne réelle conçue par la société Aérowatt.
 
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Eolienne CIAMO (Compagnie Industrielle des AroMOteurs) à la Station Charcot (Terre Adélie) alimentant une station météo des Expéditions Polaires Françaises.
Photo prise pendant l'année Géophysique Internationale (juillet 1957 - décembre 1958).
(Cliquez sur les photos pour les voir à leur taille réelle).

Dernière mise à jour : 16-Mar-2013 13h35 CET

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